Témoignage : j’ai accouché en période de confinement

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L’accouchement est pour toutes les mamans source d’interrogations. Excitation, appréhension, stress, joie, le jour J cristallise en général toutes les émotions d’une future maman.

En période de confinement, ces émotions sont décuplées et face à une situation inédite, nous avons souhaité recueillir le témoignage d’une maman afin de vous aider à vous projeter et vous permettre d’appréhender ce moment le mieux possible.

La grossesse en confinement

Floriane est maman de deux filles : Apolline, son aîné, et Castille, née le 18.03.20.

C’est dans la dernière ligne droite de sa grossesse, en plein dans son 8ème mois, que Floriane écoute comme chacun des français l’annonce du Président Emmanuel Macron le 16.03.20 sur le début du confinement dès le lendemain.

« J’ai appris juste ensuite que les pères n’allaient plus être autorisés en salle de naissance par précaution sanitaire…Psychologiquement, ça a dû me faire quelque chose puisque j’ai senti mes premières contractions dès le 17.03 »

Son terme prévu le 1er avril, Floriane reste convaincue qu’elle a elle-même déclenché son accouchement précocement, la peur d’accoucher sans son conjoint.

C’est ainsi que la petite Castille voit le jour le 18.03.20, entourée de ses deux parents, les futures mamans ayant encore l’autorisation d’être accompagnées en salle de naissance à cette date-là.

L’instinct animal maternel lors de l’accouchement

« Deux jours avant, j’avais en tête la crise sanitaire et les conséquences que le confinement impliquait pour ma famille, mais une fois à la maternité, les hormones ont repris le dessus, et tout ça est passé au second plan »

Floriane ne vit pas la situation différemment de son premier accouchement et oublie les tracas du monde extérieur. Grâce à un personnel soignant aux petits soins, malgré les visages masqués, elle se sent entourée, soutenue. Les regards bienveillants suffisent à lui transmettre la force et la confiance en elle, si précieuse lors de l’accouchement.

Forte de sa préparation à l’accouchement via l’hypnose, elle utilise quelques outils appris en amont, pour gérer la douleur, se concentrer sur son corps et son bébé qui demande à voir le jour.

« Finalement, quand le travail commence, c’est l’instinct animal qui parle ; ça se fait tout seul »

La bulle du confinement

A la maternité, rien ne se passe comme Floriane l’avait imaginé : les proches qui viennent découvrir le nouveau-né, son conjoint qui l’entoure et surtout, surtout son aîné Apolline qui découvre sa petite sœur juste après la naissance et qui la prend dans ses bras.

Floriane passe deux jours seule dans sa chambre à la clinique, privée de toute visite, et profite à fond de la rencontre avec sa petite fille.

« Mon aîné l’a très bien vécu. On lui a fait un petit cadeau pour fêter la naissance de sa sœur. Finalement, c’est nous, en tant qu’adultes qui projetons des scènes idéales sur nos enfants, mais eux s’adaptent beaucoup mieux que nous »

La chute des hormones à son retour à la maison (le fameux « baby blues ») lui rappelle le Covid-19. L’angoisse monte.

Mais heureusement, cela ne dure pas.

Confinée en famille, Floriane se crée une bulle à domicile, et profite de la présence du papa.

« Castille est un bébé très calme. Nous l’entourons beaucoup. Au moins, on a le temps de s’habituer à elle, de créer de vrais liens. J’avais mal vécu le fait que bébé passe de bras en bras lors de mon premier accouchement »

Finalement, il y a du positif dans tout. A la maison en télétravail, le papa profite beaucoup plus de son bébé. Et Castille fera la connaissance de sa famille très bientôt.

Félicitations Floriane !

 

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